Que cherche les USA? prq la guerre sur l'irak puis le liban? C'est quoi exactement le problème entre israél et le monde arabe?
Dénucléariser le Moyen-Orient
A partir de 2002, les Etats-Unis ont opté pour une politique de guerre active et « préventive », de la péninsule arabe à lAsie centrale. Dans ce contexte, Israël doit jouer un rôle important sinon décisif. Déjà en 1982, durant la guerre menée au Liban, le gouvernement du Likoud proposait une intervention contre lIran, après avoir bombardé le réacteur nucléaire de Tamouz en Irak. Mais, avec lexistence de lUrss, Washington hésitait. Aujourdhui, entre la guerre en Irak et le soutien aux guerres israéliennes au Liban et en Palestine, les Etats-Unis de G.W. Bush visent à créer une situation de conflit permanent au Moyen-Orient. En fait, à partir de la non-résolution de la question palestinienne. Et lIran est devenu la cible centrale reposant, après Israël, la question de la nucléarisation de la région avec toutes ses conséquences, y compris dans lévolution de la stratégie des Etats-Unis et dIsraël. Comment arrêter la marche vers une catastrophe dont seraient victimes tous les peuples de la région ? Le 31 juillet, le Conseil de sécurité des Nations unies a accompli un pas supplémentaire dans lisolement international de lIran : par 14 voix contre une, il a adopté la résolution 1696 qui « exige » que « lIran suspende toutes les activités liées à lenrichissement » duranium. Cette fois-ci, un ultimatum a été fixé au 31 août. A défaut dacceptation, la résolution prévoit « des mesures appropriées », formule qui signifie des sanctions, dabord économiques. Cest la première résolution à valeur contraignante qui se réfère au chapitre VII de la Charte de lONU, celui qui traite des menaces sur la sécurité mondiale et qui prévoit des sanctions, y compris militaires.
Le compte à rebours a commencé, sest alors réjoui John Bolton, lambassadeur néo-conservateur des Etats-Unis au Nations unies. Le 31 août 2006, lIran a répondu habilement en proposant de reprendre la négociation mais sans suspendre les activités denrichissement de luranium. LIran, sûr de sa force après la guerre du Liban, demande, avant toute suspension éventuelle de son activité denrichissement, que lui soit garanti un rôle stratégique dans lorganisation de la sécurité régionale au Moyen-Orient. La question est alors posée : les Etats- Unis sont-ils toujours prêts à lancer une offensive militaire pour empêcher lIran de développer la bombe nucléaire ? Cest ce que pense le célèbre journaliste américain Seymour Hersh qui confirme dans lédition daoût du New- Yorker ce quil avait déjà annoncé dans le numéro davril de la même revue, à savoir : ladministration Bush non seulement envisage mais prépare contre lIran, en liaison étroite avec Israël, une intervention militaire incluant des armes nucléaires tactiques.
On peut alors comprendre pourquoi les Etats-Unis ont encouragé Israël à mener une telle attaque contre le Liban, visant les infrastructures civiles, à commencer par laéroport et les centrales électriques. Une guerre comme répétition générale dune future attaque contre lIran. Les Israéliens lavouent sans état dâme [1]. En même temps, léchec, surtout politique, de la dévastatrice campagne aérienne dIsraël au Liban aurait pour un temps refroidi les esprits les plus chauds de Washington, et affaiblirait pour le moment lhypothèse dun recours à une attaque aérienne contre lIran. Mais cela ne signifie en aucune manière que les Etats-Unis et Israël aient renoncé : lattaque est reportée. En fait, depuis le dernier trimestre 2005, la machine de guerre qui a mené au « changement de régime » et à la « libération de Bagdad » - en clair à loccupation militaire de lIrak -, se tourne vers lIran. Le parcours ne sera certes ni facile ni court. Mais quelle se soit mise en mouvement est un fait, après lannonce le 8 mars dernier par le directeur de lAgence internationale de lénergie atomique (AIEA), Mohamed el-Baradej, de la transmission du dossier Iran au Conseil de sécurité et après les déclarations de ladministration américaine qualifiant lIran de « menace n°1 » [2].
Un contexte régional transformé
Survenant après lescalade israélienne à Gaza, la crise du Liban a brutalement modifié le panorama géostratégique de tout le Moyen-Orient. En sarticulant sur la crise du Golfe (Iran-Syrie-Irak), la guerre du Liban a entraîné une régionalisation des crises au coeur desquelles se trouve la question palestinienne, qui se trouve dès lors internationalisée. Lidée dune nécessaire solution internationale de lensemble des problèmes posés par une région devenue une poudrière tend à simposer. Il ny aura plus de solutions séparées des différentes composantes de cette crise : il ny aura pas de paix séparée au Liban sans régler la question du Golan pour la Syrie, et a fortiori, sans régler la question palestinienne. Ce que commencent à murmurer les dirigeants européens, en particulier Romano Prodi et Jacques Chirac. Désormais la question du nucléaire iranien ne pourra être réglée indépendamment des autres : la sécurité est régionale ou elle nest pas.
Aujourdhui, la logique et la stratégie de la guerre permanente américano- israélienne dans la région ouvrent la voie à une extension et à une aggravation de la guerre qui pourrait prendre une d i m e n s i o n nucléaire.
Or, après la guerre israélienne au Liban, léchec de la dissuasion des armes de haute technologie conventionnelles renforce les partisans israéliens et américains dune « dissuasion nucléaire » comme garantie suprême de la supériorité militaire. Avec la résolution 1696, lescalade a commencé. Sanctions économiques dabord qui, bien sûr ne feront pas reculer lIran, mais qui vont conduire les Etats-Unis vers loption militaire. En quelque sorte, les Etats-Unis, qui narrêtent pas de répéter avec Israël que lIran est un danger immédiat pour la paix mondiale, se trouveraient « acculés » à une escalade militaire dite « guerre préventive ». Déjà, la plus grande partie du système médiatique mondial a préparé lopinion à une éventuelle action armée pour en faire accepter la nécessité vitale. Comme pour lIrak, on a « fabriqué » [3] une énorme campagne pour dénoncer la « menace iranienne » [4]. Cette escalade sinscrit dans le refus explicite américanoisraélien denvisager la moindre négociation politique avec le gouvernement palestinien du Hamas, refus soutenu, entériné par lUnion européenne qui a ainsi fait comprendre à Israël quil pouvait continuer son offensive à léchelle régionale. Ce refus mène directement à lextension de la guerre et à sa probable nucléarisation, si les peuples ne larrêtent pas avant.
La stratégie conjointe américano-israélienne
Une première considération réaliste consiste donc à ne pas séparer la crise libanaise de la crise palestinienne. Le violent « une-deux » dIsraël -un coup au sud à Gaza puis un coup au nord au Liban- , a tout lair dêtre le point de lancement, non pas dun nouveau Moyen-Orient, mais dun état de guerre permanente préludant à lattaque contre lIran. Dick Cheney, le vrai dirigeant stratégique de lopération, a confié à Israël le soin de créer les conditions dune déstabilisation complète de la situation. En même temps, il faut faire en sorte dimpliquer lEurope comme partenaire subordonné, à travers lOTAN si possible. Déjà la résolution francoaméricaine 1559 qui exige le désarmement du Hezbollah laissait entrevoir une telle perspective dalliance.
Cette politique est le fruit dune stratégie conjointe américano-israélienne que lon peut résumer ainsi : établir un protectorat régional contrôlant les routes du pétrole (plus encore que les gisements eux-mêmes...) Cest « lessence » du Grand Moyen-Orient (GMO) ; casser lautonomie politique et énergétique de lUnion européenne. Or, sans le contrôle de lIran, la domination américaine sur la région et sur le pétrole est incomplète. Dautant que lIran est le seul pays du GMO à avoir des rapports autonomes avec lEurope. Sans oublier limportance de Téhéran dans dautres zones énergétiques, de la Caspienne à lex-Asie soviétique ; renforcer Israël et son hégémonie militaire nucléaire, ce qui suppose la « liquidation » de la question palestinienne pour rendre stable la position militaire de Tel-Aviv avec sa capacité nucléaire unique au Moyen- Orient. Par conséquent, il faut maintenir, face à lIran, le monopole nucléaire israélien dans la région.
On est en fait devant trois hypothèses pour lavenir du programme nucléaire iranien : soit labandon par lIran, très improbable, soit une issue diplomatique à partir de linitiative européenne qui suppose des concessions américaines (fin de lembargo), soit la menace, bientôt suivie dune intervention militaire. Se poserait alors le problème du coût politique pour les Etats-Unis. Nous serions en tout état de cause en face dun saut qualitatif de la crise qui prendrait des dimensions imprévisibles à léchelle mondiale.
La vraie menace nucléaire, cest Israël
Comme la déclaré Mordechai Vanunu [5], lhypothèse dune guerre nucléaire au Moyen-Orient part de la prolifération, dont Israël est fondamentalement responsable par le développement de son armement nucléaire qui a en effet incité des pays de la région à se doter à leur tour darmes de destruction massive. Israël nadhère pas au traité de non-prolifération (TNP) avec les mécanismes internationaux de lAIEA de contrôle et de surveillance qui lui sont inhérents. Ce qui a pour effet dencourager encore davantage la prolifération darmes nucléaires dans toute la région.
Mais, pour mieux saisir la nature concrète actuelle du risque nucléaire au Moyen- Orient, il faut partir de lévolution de la stratégie des Etats-Unis puisque ce sont eux qui, en dernière analyse, décident du rôle nucléaire dIsraël. Lélaboration dune nouvelle stratégie nucléaire a été formulée en décembre 2001 (trois mois après le 11 septembre) avec la Nuclear Posture Review. Celle-ci a intégré les armements nucléaires dans lensemble du système militaire américain à légal des armes conventionnelles pour en rendre effectivement possible lutilisation.
La nouvelle doctrine mise en place par la suite, dite « Doctrine for Joint Nuclear Operations » (DJNO), prévoit explicitement une attaque nucléaire préventive contre des pays qui entendent utiliser des armes de destruction massive.
Pour ce faire, les stratèges américains ont essayé de banaliser le risque nucléaire militaire et dannuler la distinction entre guerre nucléaire et guerre conventionnelle en abaissant fortement le seuil de la première. Par exemple, comme ballon dessai, les Etats-Unis utilisent des projectiles à uranium appauvri en Irak et en Yougoslavie, en fournissent à Israël pour le Liban et peut-être pour la Palestine. Larme nucléaire doit être considérée comme un explosif comme les autres à utiliser sur le champ de bataille et non plus comme ultime recours. Ainsi, comme corollaire de la doctrine de guerre préventive, on construit une génération darmes nucléaires nouvelles plus précises, prévues contre des structures souterraines profondes : les mininukes. Lattaque contre lIran prévoit explicitement, dans lintitulé doctrinal lui-même, lusage dun mélange darmes conventionnelles et darmes nucléaires avec des têtes de très faible puissance.
A imaginer ce scénario - il y en a dautres -, on en vient à se demander quel est en réalité lobjectif de cette folie de ladministration Bush. Sagit-il, dans une logique de « destruction créative » [6], de mener le Moyen-Orient vers un point de non retour, de le désagréger, de le faire littéralement exploser, de créer un chaos tel que même une administration démocrate ne pourra le reprendre en main ?
Et lEurope ?
Pour lessentiel lUnion européenne est restée subordonnée à la politique américaine au Moyen-Orient. Elle nest jamais arrivée à concevoir une ligne politico-diplomatique alternative. Même pour la guerre en Irak... Pour le Liban, il y a même eu, avec la résolution 1559, la recherche dune stratégie commune articulée sur les objectifs américains et israéliens visant à isoler la Syrie et à désarmer le Hezbollah. Pour Israël, on a assisté à un retournement remarquable aboutissant à ce que les Européens finissent par prendre des sanctions contre les Palestiniens sans en prendre aucune contre Israël.
Quant à lIran, lUnion européenne sest de fait alignée sur les Etats-Unis par une sorte de partage des tâches : à lEurope la carotte diplomatique, aux Etats-Unis la menace du bâton. Or lEurope a voulu aussi empêcher lIran de disposer du cycle complet de la technologie nucléaire civile. En même temps, elle a proposé une sorte de compromis. En octobre 2003, la troïka européenne (Allemagne, France, Grande-Bretagne) a signé avec lIran la Déclaration de Téhéran où, en échange de la promesse iranienne de développer un nucléaire exclusivement civil sous contrôle de lAIEA, lUnion européenne sengageait à oeuvrer pour la constitution dune zone libre darmes de destruction massive au Moyen-Orient. Mais cet engagement na pas été respecté.
La pression sur lIran
Dans ce contexte stratégique nouveau, la pression sur Téhéran saccroît à partir du dernier trimestre 2005. LIran devient la cible régulière de la rhétorique anti-terroriste de ladministration Bush.
En décembre 2005, des journaux allemands parlent dattaques aériennes sur les installations nucléaires iraniennes prévues pour le printemps 2006. Au début de lannée 2006, des contacts sont pris avec la Turquie dont la collaboration est recherchée. Les néo-conservateurs américains, comme pour lIrak, se mobilisent pour un changement de régime en Iran et demandent de déférer lIran devant le Conseil de sécurité. Par ailleurs, les Etats-Unis livrent 500 bombes bunkerbuster destinées à démolir les bunkers.
Le 16 mars 2006, le virage stratégique américain est confirmé avec emphase sur deux points décisifs : réaffirmation de la doctrine de guerre préventive, il ny a pas de plus grande menace que celle de lIran. (En 2002, les Etats-Unis avaient adressé la même menace à lIrak, première puissance non nucléaire accusée davoir entrepris de fabriquer la bombe.)
Loption militaire se renforce et se prépare [7]. Le 21 avril 2006, George W. Bush appelle lEurope et la Russie à appliquer des sanctions unilatérales hors du cadre de lONU. Le message est clair : une guerre, y compris nucléaire, est désormais plus concrètement possible que pendant la guerre froide.
Nous sommes en présence encore une fois dun scénario extraordinaire : la menace vient de lIran qui a adhéré au TNP, qui ne possède pas darmes nucléaires et qui reste sous le contrôle de lAIEA. Elle ne vient surtout pas dIsraël, qui na pas adhéré au TNP, qui possède des armes nucléaires braquées sur lIran et sur le monde arabe et qui refuse tout contrôle de lAIEA. Et pourtant personne, parmi les experts indépendants, ne croit sérieusement que lIran possède des armes nucléaires. Les institutions spécialisées américaines parlent même dun délai denviron dix ans.
Pour une zone libre darmes nucléaires au Moyen-Orient
Face à la logique de guerre risquant de devenir nucléaire, la seule réponse est celle dune logique de paix construite par la négociation politique fondée sur lapplication du droit. Mais dans limmédiat, face au risque imminent, même reporté, de guerre nucléaire, la reprise de la proposition dune zone libre darmes nucléaires au Moyen-Orient devient une nécessité politique vitale. Cette proposition a été votée, à la demande pressante de lEgypte en 1995, à la conférence de révision du TNP, revotée en 2000. En février 2006, lAIEA en a rappelé la nécessité, tout en rencontrant lhostilité farouche dIsraël soutenu par les Etats-Unis. Pour leur part, les pays européens lont promis aux Iraniens. Ils nont rien fait pour tenir leur engagement.
Aujourdhui, la proposition de négociation de lIran doit être saisie par tous les pays comme une occasion de promouvoir un processus qui mène à la solution du problème nucléaire au Moyen-Orient. Les Etats- Unis utilisent le prétexte des programmes nucléaires iraniens (commencés il y a plus de trente ans quand ils les ont offerts au shah) dabord pour couvrir la reprise de la prolifération ailleurs (au Japon, au Brésil, etc.) et surtout pour justifier lutilisation effective des armes nucléaires précisément contre Téhéran. En premier lieu, lEurope, alors quelle sapprête, non sans risque, à envoyer une force armée - quelle dit « de paix » - au Liban, doit absolument faire des propositions sérieuses. En fait, ces propositions et les pas à faire sont clairs, même sils ne sont pas simples, mais il ny a pas de raccourci en la matière. Ils concernent la sécurité de la région, cest-à-dire de tous les peuples qui la composent. La présence de loin la plus déstabilisante pour la sécurité de la région est celle du puissant arsenal nucléaire dIsraël. La proposition dune zone libre darmes nucléaires doit être relancée par lEurope avec beaucoup de détermination. Cest laxe principal pour désamorcer lextrême tension dans la région et ouvrir un processus réellement nouveau. Celuici, partant du concept de sécurité globale, poserait de manière forte les autres problèmes régionaux et en préparerait la solution.
Ce processus suppose au préalable la mise en discussion de larsenal nucléaire dIsraël, la fin de sa politique dambiguïté nucléaire pour se soustraire à tout contrôle international. Une première exigence simpose : le contrôle de lAIEA sur le système nucléaire israélien quil sagit de « dévoiler », ce qui affaiblirait le réseau de complicités organisées avec le complexe m i l i t a r o - n u c l é a i r e international (Etats-Unis et France en particulier). Ce processus servirait de point de départ à une sorte de déminage de la poudrière régionale rendant beaucoup moins impératives et défendables les aspirations éventuelles de Téhéran au nucléaire militaire.
Aujourdhui le danger vient dabord, non pas du pays qui veut (probablement) la bombe - lIran en loccurrence - mais de celui qui la, à savoir Israël, ainsi que la récemment résumé le maire dHiroshima, Tadotoshi Akiba : « Le problème nest pas une prolifération hypothétique. Le problème ce sont les arsenaux nucléaires existants, larrogance et lirresponsabilité des puissances qui nentendent pas les démanteler comme il était prévu dans le TNP. »
Certes cette proposition se heurtera à beaucoup de résistances. Dabord parce que les armes nucléaires sont désormais considérées comme la garantie suprême de la supériorité militaire dIsraël, ensuite parce que dans la région du Moyen- Orient se joue la partie stratégique décisive. Mais cest précisément pour cette raison quil faut saisir loccasion de la négociation. LEurope a tout intérêt à sy engager avec détermination, notamment si elle souhaite que son implication armée au Liban ne lentraîne pas dans le conflit global voulu par les Etats- Unis et Israël. Un défi historique que le mouvement anti-guerre et pour la paix se doit de relever durgence.
Notes
[1] Alain Frachon, « Israël en conflit indirect avec lIran », Le Monde, 2 août 2006.
[2] Le 7 mars, Dick Cheney a indiqué, devant le lobby de lAIPAC, que « les Etats-Unis ne permettront pas à lIran davoir larme nucléaire. »
[3] Jean-François Bayart, « Dissuader lIran ? », Le Monde, 3 mai 2006.
[4] « Israël-Iran : le scénario nucléaire », PLP n°48, décembre 2005.
[5] Technicien israélien travaillant à la centrale nucléaire israélienne de Dimona qui a fait 18 ans de prison pour avoir révélé au monde lexistence du nucléaire israélien. Voir « Vanunu, la lutte continue », PLP n° 36, juin 2004.
[6] Expression employée par certains stratèges américains.
[7] Corine Lesnes, « Loption militaire contre lIran progresse à Washington », Le Monde, 11 avril 2006.