Que cherche les USA? prq la guerre sur l'irak puis le liban? C'est quoi exactement le problème entre israél et le monde arabe?
Exécution de Saddam Hussein :
une erreur pour la démocratie
A lheure ou sa justice sapprêtait à exécuter Saddam Hussein, la société Irakienne se heurtait à lun de ses premiers choix fondamental dans son orientation. En condamnant son dictateur à mort, cet Etat voué au renouveau ne sest pas déterminé dans le sens de la démocratie. Mais faut-il blâmer lIrak dans le jugement de son dictateur?
Prisonnier de larmée Américaine, le "Raïs" fut jugé officiellement par des juges internationaux. La cour international qui a jugé Saddam Hussein ne bénéficie malheureusement daucune légitimité en droit International. De plus, un grand nombre des règles de procédure inhérentes aux tribunaux internationaux nont pas été respectées ( le non respect du droit à un procès équitable dont doit bénéficier tout accusé notamment). Le jugement de lex chef dEtat de lIrak est anti-démocratique jusque dans sa sentence. En effet, la peine de mort est fondamentalement contraire à la dignité de lêtre humain proclamée par la Déclaration universelle des droits de lHomme et aucune juridiction pénale internationale contemporaine, y compris la Cour pénale internationale, nautorise la peine capitale. Ainsi, la qualification des massacres et autres exactions commise par le dictateur seront entachés par une justice bâclé et une sanction contraire aux droits de lhomme.
Outre la Justice et lordre humain, ce sont les Kurdes et partant, lensemble du peuple Irakien qui pâtissent de cette décision.
La mémoire des victimes du régime de Saddam Hussein méritait une autre justice, celle digne de sinscrire avec un "J" majuscule.
Lexécution du dictateur ne répondra pas à la légitime volonté de justice des victimes ; loin dapaiser LIrak daujourdhui en imposant un ordre démocratique, cest celui de la barbarie quelle perpétue.
Cette condamnation traduit léchec de ladministration Bush a instaurer la démocratie par la force en Irak, tant le procès et sa sentence semblent être dictés par les Etats-Unis. Washington entend ainsi se débarrasser dun personnage compromettant tout en justifiant son intervention par une pieuse mission de justice ; ceci au dépend de la lutte contre limpunité et la primauté du droit.
Il fut pendu en ce matin du 30 décembre 2006, jour de célébration de la fête religieuse de lAïd El-Kebir qui marque chaque année la fin du pèlerinage à La Mecque par les musulmans. Cette fête, aussi appelé la fête du sacrifice (`îd al-Adha), commémore la soumission dAbraham à Dieu , lorsque le patriarche était prêt à sacrifier son fils aîné sur son ordre, ce qui lui valut dêtre considéré par le Coran comme le premier des musulmans. Celui qui voulait incarner lunion du monde Arabe, et unir un front anti-Américain (il fit notamment inscrire la devise religieuse "Allahu Akbar" -Dieu est Grand, sur le drapeau Irakien peu avant linvasion Américaine), est mort comme le héros du peuple quil souhaitait paraître. Pour ses partisans cest un chef dEtat quon a assassiné mais pour son peuple, il restera que partiellement jugé. Par cette condamnation à mort , on érige lautocrate en "martyr", qui "se sacrifie pour son peuple" et "contre ses ennemis".
Le jugement pour crime contre lhumanité de Saddam Hussein devait être lacte de naissance dun Irak démocratique, il nen fut rien...