Que cherche les USA? prq la guerre sur l'irak puis le liban? C'est quoi exactement le problème entre israél et le monde arabe?
Futurs sombres pour lIrak
La guerre dIrak nest pas terminée, mais les USA lont déjà perdue. Brzezinski, Cole, Scheuer, et les experts rassemblés par le magazine Rolling Stone pour analyser le futur de lIrak et lévolution de la crise au Moyen-Orient, sont tous très pessimistes et considèrent que la situation va empirer. Jusquoù ? Trois scénarios pour lIrak tentent dy répondre.

Illustration: Victor Juhasz
La guerre dIrak nest pas terminée, mais - renfort ou pas - les USA lont déjà perdue. Cest le sombre constat sur lequel saccordent les experts rassemblés par Rolling Stones pour discuter du futur de lIrak. « même si nous avions un million dhommes à mobiliser, il est trop tard », juge le général à la retraite Tony Mc Peak, qui a servi à létat major durant la première guerre du Golfe.
Les experts, parmi lesquels des diplomates, des analystes du contre-terrorisme et un ancien général en chef, estiment que la tentative du président Bush pour sécuriser Bagdad aura pour effet détendre ailleurs le conflit, et de conduire à une situation bien pire que nimporte quel bourbier dans le style du Vietnam. Les renforts ne mettront pas fin au nettoyage ethnique qui ravage lIrak, car la majorité chiite désormais au pouvoir veut régler les comptes de plusieurs siècles doppression de la minorité sunnite. Ils ne désamorceront pas le baril de poudre que constituerait un kurdistan Irakien cherchant lindépendance pour les gouvernements de Turquie, de Syrie et dIran, qui maltraitent depuis longtemps leurs séparatistes kurdes. Et cela ne fera quaffaiblir la lutte contre le terrorisme.
« Notre invasion et notre occupation ont créé un chaudron qui continuera de produire ses effets sur les acteurs du Moyen Orient dans le futur proche », dit Michael Scheuer, qui a dirigé à la CIA la chasse de Ben Laden. « En renversant Saddam, nous avons permis au Jihad de se déplacer de 1000 km vers louest, doù il peut projetter ses forces, ses cadres, son idéologie en Turquie, et depuis la Turquie vers lEurope ».
A quel point les chose peuvent tourner mal en Irak, et quel prix le monde aura à payer pour la décision de prolonger la guerre prise par le président ? Pour répondre à ces questions, nous avons demandé à ces experts de dessiner trois scénarios pour lIrak : le meilleur que nous puissions espérer, celui qui semble le plus probable, et enfin le scénario du pire.
Les experts réunis par Rolling Stone :
Zbigniew Brzezinski
Conseiller pour la Sécurité Nationale auprès du President Carter
Richard Clarke
Directeur du Contre-terrorisme de 1992 à 2003
Nir Rosen
Auteur de "In the Belly of the Green Bird", sur la dérive Irakienne vers la guerre civile, en liaison depuis Le Caire.
Genéral. Tony McPeak (à la retraite)
Membre du "Joint Chiefs of Staff" durant la guerre du Golfe.
Bob Graham
Ancien membre de la commission Sénatoriale du Renseignement.
Chas Freeman
Ambassadeur en Arabie Saoudite durant la guerre du Golfe. President du Middle East Policy Council
Paul Pillar
Ancien analyste en chef sur le contre-terrorisme pour la CIA
Michael Scheuer
Ancien chef de lunité de recherche dOsama ben Laden à la CIA. Auteur de "Imperial Hubris"
Juan Cole
Professeur dhistoire contemporaine du Moyent Orient à luniversité du Michigan
Guerre Civile en Irak et renforcement dAl Quadea
Zbigniew Brzezinski : Si nous voulons dialoguer avec tous les voisins de lIrak - y compris lIran - dans le cadre dun effort au niveau régional pour contenir la violence, le mieux que nous puissions espérer cest un Irak qui soit politiquement inoffensif, mais qui sera hostile aux USA.
Gen. Tony McPeak : La question nest pas allons-nous quitter lIrak, mais quand allons-nous quitter lIrak. Et tout le monde en Irak le sait. Alors il se disent "Bien, nous allons cacher des armes et attendre que vous partiez. Et à ce moment là nous ferons ce que nous voudrons"
Rolling Stone : Mais ladministration insiste sur le risque de chaos en Irak après notre départ, et justifie ainsi que nous devions rester et combattre.
Richard Clarke : Tous ce quils décrivent comme devant se produire se produit déjà. LIrak est déjà une base terroriste, il y a déjà une guerre civile. Nous avons 150 000 hommes là-bas, et nous ne parvenons pas à arrêter cela.
Nir Rosen : Il ny a pas de bon scénario pour lirak. Cest maintenant, que lanarchie complète règne. Il ny a aucune famille qui soit indemne des kidnappings, meurtres, nettoyages ethniques. Tout le monde vit dans un état de terreur perpétuel. Si lon met à part le Kurdistan, qui est un cas très différent, personne en Irak nest en sécurité. Vous pouvez vous faire tuer parceque vous êtes un sunnite, parceque vous un êtes un chiite, parceque vous êtes éduqué, parceque vous avez fait partie de lancien régime, ou du nouveau régime. Les américains tuent aussi des civils irakiens ici ou là. Il ny a pas de gouvernement en Irak. il nexiste pas en dehors de la Zone Verte [1]. Cela nest pas seulement de la faute du gouvernement, cest notre faute. Nous avons délibérément créé un gouvernement faible, pour nous permettre de conserver la haute autorité sur toutes les décisions en Irak.
Michael Scheuer : Même dans le cas du meilleur scénario, le désastre auquel nous assistons maintenant nest rien en comparaison de celui auquel nous assisterions après notre départ. La vraie question ici, cest celle des intérêts des USA. Plus longtemps nous restons, plus nous aurons de pertes humaines. Je ne crois pas que plus nous restons, meilleur sera lIrak. Cest plutôt linverse.
Rolling Stone : Quadviendra-t-il de la guerre civile entre chiite et sunnites après notre départ ?
Juan Cole : La guerre civile durera cinq ou dix ans. Cest inévitable. Mais dans le cas du meilleur scénario, à la fin, les Irakiens parviendront à se réconcilier comme état-nation, comme le Liban a su le faire en 1989.
Rosen : on parle de processus de réconciliation, mais les chiites ne veulent pas dun compromis avec les sunnites. Ils nont pas à le faire. Il va y avoir un génocide de sunnites à Bagdad. Les chiites sont assez nombreux pour y parvenir. Ils sont capables de supporter toutes les voitures suicides sunnites que cela leur coutera. Les américains ne pourront pas interrompre cela. Ils narrivent pas à distinguer un chiite dun sunnite. Le mieux que vous pouvez espérer cest que la violence ne sétende pas aux états voisins.
McPeak : Il faut espérer que les Irakiens sacheminent vers un état fédéral avec trois gouvernements régionaux forts. Mais il y a un écueil. Les turcs seront furieux. Ils considèrent que le Kurdistan serait la base arrière de la rébellion sur le sol Turc, qui les harcèle comme lIRA la fait en Irlande ou lETA au pays basque. Et si lIrak évolue vers trois mini états, des "stans", il sera très difficile au sunnistan de ne pas devenir le havre des agents dAl Quaeda.
Rolling Stone : Donc même dans le cas du scénario le plus favorable, A Quaeda garde durablement ses bases en Irak ?
Paul Pillar : Le président Bush présente cela comme si Ossama Ben Laden allait entrer dans Bagdad, sinstaller dans lun des palais de Saddam Hussein, et gouverner un Etat terroriste. Rien de cela nest possible, même dans le cas du pire scénario. Il est vrai que dans cinq ans, les mêmes gens qui affutent leurs capacités dans la province dAnbar pourront former les cellules qui essayeront de provoquer un nouveau 11 septembre. Mais cela se déroulera quoique nous fassions. Nous avons le plus de chance de minimiser ces risques en nous retirant. Au moins cela supprimera une cause de lanti-américanisme que notre présence provoque là bas.
Scheuer : Quoi quil advienne à lheure actuelle, les islamistes auront défaits les deux super-puissances : dabord les Soviétiques en Afghanistan, et maintenant les USA au coeur de lIslam. Limpact de cet évènement dans la monde islamique sera énorme. Nous avons fait de Ben Laden un prohète. Son concept dorganisation pour Al Quaeda était : "Les Russes étaient beaucoup plus corriaces que les Américains. Si nous pouvons battre les Russes, nous parviendrons à battre les USA. Plus significatif encore, Al Quaeda disposera dun territoire contigu à la Péninsule Arabique pour mener ses attaques.
Rollig Stone : Quen sera-t-il pour Israel ?
Scheuer : Les néoconservateurs et leur guerre en Irak ont mis Israel dans une situation pire quà aucun moment depuis 1967. Nous allons voir de plus en plus de gens tenter de lancer des attaques en Israel, qui ne seront ni Palestiniens ni Libanais. Rien de tout cela ne présage favorablement dun accord de paix au Moyen Orient.
Le scénario le plus probable
Nettoyage ethnique et guerre avec lIran
Illustration : Otto Dix - Krieg (La guerre)
McPeak : Nous allons assister à une guerre totale entre les communautés qui ne séteindra que lorsque lune des parties sera complétement détruite, réduite à rien. Les Kurdes tenteront de rester à lécart, mais je ne vois pas comment ils pourraient y échapper, tout spécialement dans la région de Kirkurk, où ils sont assis sur une grosse réserve de pétrole. Cela prendra la forme dun nettoyage ethnique comme nous en avons connu au Kosovo ou en Bosnie, mais sur un mode majeur, considérable. Et nous ne pouvons pas larrêter.
Bob Graham : Si on cherche une analogie, cela sera une version aggravée de la guerre civile qui a ravagé le Liban durant 15 ans.
Scheuer : Il ny a aucune limite supérieure au nombre de victimes. Selon la durée de la guerre, peut-être un million de victimes ?
Rolling Stones : quel est le type de gouvernement qui sinstallera en Irak quand tout sera terminé ?
McPeak : une dictature chiite dirigée par un quelconque lieutenant colonel que nous ne connaissons pas encore. Cela serait une restauration dun pouvoir à la Saddam Hussein, excepté quil sagira dun chiite, et quil portera peut-être la robe dun religieux à la place dun uniforme.
Rolling Stones : Faut-il tirer un trait sur la démocratie ?
Pillar : La stabilité et la minimisation du carnage, voila la gamme de possibilités et despérances de laquelle nous devrions discuter, et pas dune Suisse sur Tigre ou quoique ce soit qui ressemblerait de loin à une démocratie libérale. Un Saddam chiite, incomparablement moins brutal, mais tout de même un homme fort, voila ce qui serait lun de nos meilleurs espoirs.
Chas Freeman : La manière la plus efficace déviter des massacres de masses est daider les shiites à gagner rapidement, à consolider leur "foutue" dictature et sortir de là. Le niveau danarchie, de haine et de ressentiments est tel quil est difficile dimaginer quoique que ce soit si ce nest un règne de la terreur du style Saddam qui réussirait à pacifier le pays.
Rolling Stone : Quelles sont nos options concernant lIran ?
McPeak : Linfluence de lIran aura été accrue de plusieurs ordres de grandeurs. Nous sommes déjà les perdants dans cette affaire, et maintenant nous devenons les plus gros perdants.
Freeman : Le résultat de notre politique a été de créer une zone de sécurité pour lIran, ce qui à mon avis explique pourquoi nous sommes maintenant en train de menacer dattaquer lIran.
Rosen : Nos alliés sunnites dans la région, les soit-disant états modérés - des dictatures comme la Jordanie et lArabie Saoudite - font pression pour que les USA changent dalliés et passent au coté des sunnites. Nous avons travaillé à cela, évidemment. La montée en puissance vers une nouvele guerre contre lIran, qui ressemble à celle de 2002, fait partie de cela. On nentend plus parler dAl Quaeda en Irak. Nous entendons de plus en plus parler de lIran et des chiites.
Graham : Cette administration semble prête a commettre - à un niveau bien plus significatif, plus important - la même erreur en Iran que celle que nous avons faite en Irak. Si lIrak a été un désastre, cela serait un Irak démultiplié. Sans exagération, cela pourrait bien être lhorreur du 21ème siècle.
Brzezinski : Si la guerre se poursuit sans que les américains naient la volonté de touver un terrain dentente avec la région et de se retirer, la guerre dIrak va sétendre en Iran. Et si nous sommes entrainés dans une guerre avec lIran, cela ouvre la perspective dune implication pour 20 ans dans une violence endémique en Irak, Iran, Afghanistan, et probablement au Pakistan. Je ne suis pas prophète, mais si le président ne change pas de politique, alors le pronostic le plus sombre devient vraisembable.
Troisème guerre mondiale
Freeman : cela pourrait être léquivalent islamique de la guerre de Trente Ans entre Catholiques et Protestants au 17ème siècle, un schisme religieux qui a dégénéré en violences, meurtres massacres et guerres. Les différentes factions de lIrak obtiendront le soutien des Etats du Moyen-Orient pour mener leurs combats ethniques et idéologiques. Cela deviendra une querelle sanglante sétendant au dela de la zone danarchie de lIrak.
Scheuer : Les chiites dIran ne toléreront pas la ré-émergence dun gouvernement sunnite en Irak. Et la dernière chose que les Saoudiens, Koweitis, Egyptiens, Jordaniens et le reste des états à dominante sunnite tolérereont sera de laisser les chiites contrôler un autre état richement doté en pétrole au coeur du monde Musulman. Alors vous allez voir ces états fournir armes et fonds aux combattants sunnites dIrak. Pour la jordanie et lEgypte cest une occasion en or pour envoyer leurs jeunes têtes brûlées combattre en Irak comme ils lont fait pour lAfghanistan. Cest une soupape de sécurité pour les dictatures sunnites : les fauteurs de troubles qui jugent que leurs gouvernements ne sont pas assez Islamiques iront en Irak se battre contre les parfaits hérétiques, les chiites.
Rolling Stone : cela pourrait déboucher sur un conflit régional plus étendu ?
Clarke : il est assez malaisé de construire des scénarios qui aboutiraient à un conflit régional. Les dirigeants Saudiens, Jordaniens et Syriens sont tous rationnels. Les Iraniens, quoique nous puissions penser deux, sont aussi des acteurs très rationnels, de leur point de vue. Donc, lidée que lune de ces nations voudrait déclencher un conflit multinational est assez difficile à imaginer. Les scénarios de guerre régionale évoqués par le gouvernement me rappellent "leffet domino" dont on parlait lors de la guerre du Vietnam. On nous disait que si nous nous retirions du Vietnam,cela entrainerait la chute de lIndonésie, la chute de la Malaisie, la chute de la Thailande, la chute des Philippines. Et bien sûr, cela na pas été le cas.
Graham : Je ne suis pas daccord. Je crois que le chaos en Irak pourrait entrainer des pays comme lIran et lArabie Saoudite dans le conflit avec une probabilité de lordre de 40 à 50%. Le grand danger, cest ce que jappelle le syndrome daout 1914. Lassasinat de lArchiduc Ferdinand à Sarajevo - ce qui aurait du, à léchelle de lhistoire, rester un évènement mineur - a déclenché un mouvement qui sest avéré incontrôlables pour les puissances occidentales. Et cela cest terminé par la guerre la plus brutale de lhistoire de lhumanité, déclenchée par accident. Si les Saoudiens prennent résolument le parti des sunnites, comme ils ont menacé de le faire, et que les Iraniens, soit directement soit via des groupes comme le Hezbollah, deviennent dactifs soutien des chiites, et que les Turcs et les Kurdes entre dans un conflit frontalier, les flammes pourraient sétendre à toute la région. Le vrai cauchemard après le cauchemard serait que les populations islamiques deurope occidentales sembrasent à leur tour. Alors cela pourrait devenir un problème dampleur mondiale.
Rosen : LIrak sera le champ de bataille ou se déroulera laffrontement entre chiites et sunnites, mais cela ne se limitera pas à lIrak, cela va déborder. La boite de Pandore est ouverte. Nous ne lavons pas seulement ouverte, mais nous y avons jetté de lessence et des allumettes. Vous verrez bientôt les milices chiites destabiliser des pays tels la Jordanie et la Syrie - où les Frères Musulmans sont très forts. Cela a pris une dizaine dannées pour que les Palestiniens se politisent et sarment après avoir été expulsés de Palestine [2] . Nous allons assister à quelque chose de comparable dans lénorme popuplation réfugiée en Syrie et Jordanie. Le Roi Abdallah de Jordanie est mal aimé car il est le comparse des USA et le complice dIsrael. Je suis persuadé que la monarchie Jordanienne tombera pour cette raison, et Israel sera confronté avec un état hostile sur sa plus longue frontière avec un pays arabe.
Scheuer : je ne peux mempêcher de penser que nous avons signé larrêt de mort de la Jordanie. Le pays est déjà sous pression à cause de la répression que le Roi exerce sur les islamistes. Il pourrait se transformer en un état policier comme lEgypte, ou en un pouvoir instable et inefficace, comme le Liban le devient maintenant.
Rosen : nous allons assister à des modifications de frontières, et des chutes de gouvernements. Le Liban est déjà au bord du précipice. A travers la région, les membres des gouvernements sont terrifiés. Personne ne sait comment arrêter ça. Cest la troisième guerre mondiale. Jusquou se propagera-t-elle ? Aussi loin quil y a des mouvements Islamiques, comme en Somalie, au Soudan, au Yemen. Le Pakistan a déjà connu des affrontements entre chiites et sunnites. Lafflux des réfugiés Irakiens afectera lEurope, à un certain point.
McPeak : Le pire des scénarios ? Les sunnites dIrak se retrouvant le dos au mur, amenant les gouvernements sunnites, Jordanie, Arabie Saoudite, à intervenir. Israel se sentant menacé par ces développements. Une fois Israel impliqué, tout le monde sen mêle. Et vous avez le nucléaire qui entre en scène au Moyen Orient. Cela serait le pire de ce qui peut arriver.
Rolling Stone : Il ne sagit pas dêtre trivial, mais un conflit de ce type aurait quelles répercussions sur les fournitures énergétiques mondiales ?
Cole : Durant la guerre entre lIran et lIrak, Saddam et Khomeini nont pas détruit leurs capacités de production pétrolière, parce quils savaient que cela transformeraient leurs pays en nations du quart-monde. Mais si vous avez une guerre de guerilla dans plusieurs pays, ces guerillas peuvent faire ce quelles ont effectué dans le nord de lIrak : frapper les pipe-lines. Les Guerillas ne raisonnent pas comme les états qui comprennent les risques de destruction mutuelle assurée. Si il y a des sabotages de pipe-lines en Iran en Arabie Saoudite et dans le sud de lIrak, cela pourrait diminuer de douze pourcents la production pétrolière mondiale. Cela ressemblerait à une seconde grande dépression du type de celle des années 30.
McPeak : il sagit dheures sombres de notre histoire. Quoi quil puisse advenir, la réputation internationale de notre pays a été mise en pièces par des gens qui nont pas la plus petite compréhension de la façon dont le monde fonctionne. LAmérique a fait une expèrience durant ces six dernières années, en essayant de valider lhypothèse que quel que soit celui qui est élu comme président, cela na pas réellement dimportance. Nous connaissons à lheure actuelle le résultat de cette expérience [rires]. Si le gars est stupide, cela fait une grande différence.
NOTES
[1] La Zone Verte est le nom attribué au quartier hautement sécurisé de Bagdad ou sont regroupés ladministration et le gouvernement Irakien et les bureaux de la force doccupation US
[2] Après la guerre Israelo Arabe de 1948