Que cherche les USA? prq la guerre sur l'irak puis le liban? C'est quoi exactement le problème entre israél et le monde arabe?
La BBC dévoile les plans de bombardement de lIran
Les plans dattaque dont la BBC a eu connaissance vont au dela des installations nucléaires, et visent la plupart des infrastructures militaires Iraniennes. Selon la chaine anglaise, un attentat meurtrier en Irak impliquant les Iraniens pourrait servir de prétexte au déclenchement de lattaque.
Lattaque américaine ciblerait les bases aériennes, les bases navales, les sites de missiles, et les centres de commandement de larmée.
Des sources diplomatiques ont informé la BBC quun plan dressé par le Central Command, en Floride, a déja désigné les cibles.
La liste comprend les installations nucléaires de Natanz, un site à Ispahan, ainsi que Arak et Busher.
Le spécialiste des questions de défense pour la BBC, Franck Gardner, estime que lattaque serait déclenchée si les USA obtenaient la preuve que lIran tente dobtenir une arme nucléaire, ou dans le cas dune attaque très meurtrière contre les forces US en Irak où lIran serait impliqué.
Les bombardiers B2 largueraient des bombes anti bunker sur le site de Natanz, qui est enterré à 25 mètres de profondeur.
Le correspondant de la BBC à Téhéran indique que la menace dune attaque pouvant être motivée soit par le nucléaire, soit par un attentat, suscite la crainte des Iraniens, même si le gouvernement ne semble pas manifester dinquiétude.
Lancien ambassadeur anglais à Téhéran, Sir Richard Dalton, a déclaré à la BBC quune attaque aurait pour effet dencourager le gouvernement Iranien à otenir larme nucléaire.
Contre Info - Commentaire
Lenvergure du plan dattaque, allant bien au dela des installations nucléaires, dont fait état la BBC ne constitue pas une surprise.
Voila plusieurs mois que les spécialistes militaires ont averti quune opération US contre lIran aurait pour premier objectif de réduire à néant ses capacités de défense aérienne, ainsi que les forces à même de lancer des représailles contre les militaires US en Irak et le trafic maritime passant le détroit dHormuz.
Mais la mention dun attentat en Irak comme cause possible de lattaque est un élément nouveau, qui pourrait avoir de graves conséquences. Il y a peu, lancien conseiller diplomatique du président Carter, M. Brzezinsky, avait mis en garde les sénateurs US contre une provocation, qui pourrait servir de pretexte au déclenchement de la guerre.
La mention explicite dun attentat meurtrier en Irak entre dans ce scénario, et ouvre la porte à toute les machinations, à toutes les manipulations.
La situation dans ce pays est suffisemment confuse et insaisissable, ses acteurs suffisemment nombreux et incontrôlables, pour que lon puisse considérer très élevée la probabilité quun tel évènement ait lieu.
Le moment que nous vivons peut sembler tragiquement absurdeprésentés à Bagdad comme des preuves par des militaires anonymes nont convaincu à peu près personne.
Pourtant, une petite poignée dhommes, enfermés dans leur logique guerrière, conscients que leurs jours au pouvoir sont comptés, détiennent toujours les leviers de la force armée.
Ils sont persuadés quils nont aucune chance de parvenir à leurs fins si ils se soumettent au Sénat pour obtenir lautorisation dutiliser la force, comme la constitution US les y oblige.
Si ils décident dagir, leur seule solution réside donc dans le lancement dune opération présentée comme une représaille, légitimée après coup par la nécessité de protéger les troupes US en Irak.
Linsistance récente de ladministration US pour mettre en cause la Brigade « Jerusalem » (Al Qods) des Gardiens de la Revolution, entre dans ce plan et prépare les opinions à une agression qui serait ensuite justifiée comme revelant de la légitime défense.
Tous les citoyens, tous les hommes et les femmes attachés à défendre lidéal de la paix entre les peuples, et qui refusent de se laisser entrainer dans la « guerre de civilisation » que les idélologues de Washinton prétendent mener en notre nom, doivent prendre conscience de la gravité de cette situation.
. Le peuple américain, les élus, une bonne partie de ladministration, la plupart des experts et des opinions publiques mondiales, sont intimement persuadés quune attaque contre lIran serait une folie aux conséquences catastrophiques, bien au dela du Golfe Persique.
Personne nest dupe de la campagne de démonisation de lIran à laquelle nous assistons. Ses ressemblances avec la préparation de la guerre contre lIrak sont relevées aussi bien par la presse que par les responsables politiques US. Les éléments
Il nest pas certain que Cheney aille jusquau bout. Il nest pas certain que le Sénat US ne parvienne pas à arrêter la machine infernale. Mais pouvons nous laisser notre avenir se jouer sur la sinistre partie de « Grand Jeu » qui se déroule dans le secret des bureaux de la Maison Blanche ?
Contrairement à lIrak, nous naurons aucun délai de réaction entre la prise dune décision et sa mise en oeuvre. Si Cheney lance les dés, nous serons mis devant le fait accompli, et apprendrons au petit matin que la guerre ravage lIran, que la mort descend du ciel sur ses soixante-dix millions dhommes et de femmes.
Que nos capacités dactions soient minces, que nos possibilités dinfluencer la décision soient réduites, ne doit pas nous décourager délever notre voix pour exprimer notre refus de voir sétendre encore le fléau de la guerre.
Plus nombreuses seront les oppositions, plus virulentes les mises en garde, plus les plans insensés des néoconservateurs seront difficiles à exécuter.
Contre Info propose que les simples citoyens soutiennent linitiative dune prise de position publique clamant haut et fort notre refus du recours à la force contre lIran.
Pour ce faire, nous suggérons de contacter les politiques, les artistes, les intellectuels et toutes les personnalités dont lautorité morale pourrait donner du poids à une telle déclaration solenelle.
Si le pire advient, nous regretterons longtemps notre inaction actuelle.
Illustration : Départ du porte-avion R onald Reagan, publiée par le journal Hamilton Spectator, accompagnée de la légende suivante : « The USS Ronald Reagan left San Diego in January for the Persian Gulf ».
Daprès la BBC