Que cherche les USA? prq la guerre sur l'irak puis le liban? C'est quoi exactement le problème entre israél et le monde arabe?
La FIDH dénonce la condamnation à mort
de Saddam Hussein et un procès inéquitable
La FIDH dénonce avec la plus grande fermeté la condamnation à mort par pendaison, prononcée aujourdhui par le Haut tribunal pénal irakien, contre lancien dictateur Saddam Hussein, et aussi Barzan Ibrahim al-Tikriti, ancien patron des renseignements, et Awad Ahmed al-Bandar ancien président du tribunal révolutionnaire.
La FIDH avait dénoncé les crimes pour lesquels ils étaient jugés : le meurtre de 148 chiites à Dujail et la destruction massive de propriétés, en représailles à une tentative dassassinat contre lex dictateur en 1982.
La FIDH avait appelé au jugement de Saddam Hussein, et dautres dignitaires irakiens, pour leur responsabilité présumée dans les crimes contre lhumanité perpétrés durant la dictature irakienne, et avait ainsi qualifié de « pas positif » dans la lutte contre limpunité, louverture de ce procès. Toutefois, la FIDH sétait inquiétée quant à la capacité du tribunal de garantir une procédure équitable aux accusés. Elle sétait prononcée en faveur de la mise en place dun tribunal à composition mixte, dont la présence de juges et de personnels internationaux aurait dû garantir une justice équitable.
« Ce Tribunal irakien aurait du rendre une justice équitable et conforme aux standards internationaux bien reconnus. Il aurait ainsi pu contribuer au rétablissement de la justice en Irak. Il aurait dû révéler une vérité tant attendue par les victimes, sur les violations massives des droits de lhomme et la responsabilité effective des auteurs. Au lieu de cela, ce tribunal sest caractérisé par les violations répétées du droit à un procès équitable.
Violant les normes protectrices des droits de lHomme, ce tribunal a gravement failli à sa mission », déclare Sidiki Kaba, président de la FIDH. « Cette condamnation à mort sèmera plus de violences et de volonté de vengeances en Irak. Il sagit surtout dun règlement de compte, qui bafoue la dignité et le droit des victimes ».
La FIDH exprime une fois de plus son opposition à la peine de mort, en toute circonstance et en tout lieu. La FIDH rappelle que la peine de mort est fondamentalement contraire à la dignité de lêtre humain proclamée par la Déclaration universelle des droits de lhomme et que son abolition est visée par plusieurs instruments internationaux notamment par le Protocole facultatif au Pacte international sur les droits civils et politiques. Son effet dissuasif na jamais été établi. La FIDH rappelle quaucune juridiction pénale internationale contemporaine, y compris la Cour pénale internationale, nautorise la peine capitale.
La peine de mort et la prison à vie donnent lieu à une procédure dappel automatique. Si la peine de mort est confirmée, elle devra être appliquée dans les 30 jours.