Que cherche les USA? prq la guerre sur l'irak puis le liban? C'est quoi exactement le problème entre israél et le monde arabe?
Le désarmement nucléaire, hypocrisie et utopie
L'humanité, dans ses efforts pour débarrasser la Planète des armements nucléaires, se bute à des obstacles pratiquement insurmontables sur la scène économique et politique internationale. Le monde nucléaire global est très puissant et son pouvoir de dissuasion se maintient ou même augmente avec les années. Selon les estimations proposées récemment par R.S. Hans et M. Kristensen publiées dans un excellent article sur la question paru dans Mondialisation.ca: "nous estimons, écrivent-ils, que neuf états possèdent environ 27 000 têtes nucléaires intactes dont 97% font partie des stocks des États-Unis et de la Russie". Puis, nous avons la Grande Bretagne avec 200 têtes, la France avec 350 têtes, la Chine avec 200 têtes, l'Inde et le Pakistan avec 110 têtes, Israel avec de 200 têtes et la Corée du Nord avec une dizaine de têtes. Ces données corroborent celles qui ont été publiées en 2003 par Eric Waddell et Global Outlook qui y ont ajouté le panorama de la répartition spatiale des armes chimiques et biologiques (carte 1). Malgré les appels lancés et les engagements répétés dans les Traités internationaux négociés et conclus au cours de la dernière décennie ces États n'ont pas manifesté jusqu'à maintenant une volonté réelle de s'engager dans un véritable processus de désarmement.

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Source : http://www.globalresearch.ca/globaloutlook/wmdmap4.jpeg
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Les pourparlers sur le désarmement nucléaire entre les États-Unis et l'URSS et plus récemment la Russie qui ont eu lieu au cours des quarante dernières années sont parvenus à des Accords qui ont contribué à réduire les stocks d'à peu près de moitié alors qu'ils étaient d'environ 70 000 têtes à ce moment-là. Ce furent les Accords Strategic Arms Limitation Talks (SALT) signés en 1972 et 1979 qui fixaient aux armes stratégiques offensives des plafonds supérieurs aux niveaux que celles-ci avaient atteints; ils autorisaient donc leur développement, mais un développement limité. Les Accords qui ont suivi, les Accords Strategic Reduction Treaty (START) en 1991 et 1993 ont imposé une véritable réduction des arsenaux de chacun des deux pays. Ont-il vraiment diminué leur puissance de frappe quand on estime que les stocks actuels seraient suffisants pour détruire treize fois la Planète?
Ces grandes puissances, notamment les États-Unis, la Grande Bretagne et la France, en se basant sur les dispositions du TNP, se voient garantir la possession de ces armes que le droit international a déjà déclarées illégales même si elles sont invitées à entreprendre des négociations en vue de leur élimination selon les termes de larticle VI du Traité. Est-ce que ces pays ont exprimé la volonté de donner suite aux termes de cet article jusquà maintenant? Leur comportement vis-à-vis des membres non dotés darmements nucléaires qui semblent chercher à sen doter (on mentionne quentre 30 et 40 pays pourraient éventuellement se doter de ces armes) les invitent plutôt à conserver leurs armements au cas où un pays hostile pourrait en acquérir. La communauté mondiale se trouve ainsi dans une impasse.
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Nous avons donc un monde nucléarisé intouchable qui se base sur les concepts de sécurité de l'équilibre des forces et de la dissuasion pour justifier l'existence et le maintien de facto de son arsenal. En effet, dans l'état actuel du potentiel de défense militaire mondial les armements nucléaires jouent encore un rôle dissuasif incontestable même si les autres armes de destruction massive et même les armes classiques ont acquis maintenant une puissance potentielle de frappe extrêmement destructrice comme on a pu le constater dans les derniers conflits armés en Afghanistan, en Iraq et au Liban. <o:p></o:p>
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Selon les grandes puissances nucléaires, la Corée du Nord, toujours considérée par elles comme un «État voyou», pose une menace pour la sécurité de la région et devra subir les sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l'ONU. Elles s'apprêtent à donner le même traitement à l'Iran qui ne semble pas vouloir remplir ses obligations en cette matière en tant que signataire du TNP.<o:p></o:p>
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Nous assistons encore ici, après les invasions armées de l'Afghanistan et de l'Iraq, aux interventions militaires unilatérales des membres du Club nucléaire dans la conduite du monde. Pour les pays occidentaux ce processus est normal, car ils se considèrent comme les seuls États membres de l'ONU ayant ce mandat et un pouvoir d'intervention et, dans certains cas, sans laval de lorganisation mondiale. Pour un nombre grandissant d'États cette attitude impérialiste n'est pas acceptable si l'on veut que les modes et les règles de la gouvernance mondiale puissent s'adapter à la réalité du monde d'aujourd'hui, les plus grandes puissances nucléaires occidentales représentant un poids démographique très faible (un peu moins de 10% du total mondial) par rapport à la population sans cesse croissante des pays en développement comme on le souligne à juste titre dans les discussions concernant la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU.
Le désarmement nucléaire, une utopie?
Le désarmement nucléaire mondial semble bien, dans ces conditions, une utopie pour la majorité. Plusieurs initiatives permettent, néanmoins, de conserver un certain espoir. Partout dans le monde, des organismes de la société civile font une campagne permanente contre les armements nucléaires. Il convient de souligner le travail des Conférences PUGWASH sur les sciences et les affaires mondiales et la Conférence mondiale des maires pour la paix, qui comptait en 2005 plus de 1080 villes membres. Celle-ci mène une campagne d'urgence pour l'abolition des armes nucléaires qu'elle a lancée en 2003. Son objectif est de "façonner un plan d'action qui agrandira le cercle de la coopération avec la Conférence des maires états-uniens, le Parlement européen, l'Internationale des Médecins contre la guerre nucléaire et autres organismes voués à cette cause" (Déclaration de paix, Tadatoshi AKIBA, Maire de la ville de Hiroshima, 6 août 2005).
Le réseau mondial des ZEAN
Il convient aussi de donner une idée du réseau des Zones exemptes d'armes nucléaires (ZEAN). Cette initiative a permis certainement à nombre de gouvernements et ce, à toutes les échelles, de réfléchir un moment sur la menace énorme que font peser les armements nucléaires sur l'avenir de l'humanité.<o:p></o:p>
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Ce projet de portée mondiale s'est traduit sous la forme de traités d'envergure continentale et d'engagements au niveau de provinces, de districts ou de villes. Selon les données de l'encyclopédie libre Wikipédia: "Une zone exempte d'armes nucléaires (en englais Nuclear-Weapons-Free Zone, or NWFZ) est définie, selon l'ONU, par un accord, généralement sous la forme d'un traité internationalement reconnu, qui bannit l'utilisation ou le déploiement d'armes nucléaires sur une région ou un pays donné. De plus, cet accord doit disposer de mécanismes de vérification et de contrôle pour appliquer les engagements des pays signataires... Les ZEAN sont conçues comme des mesures de transition vers un désarmement nucléaire complet. Leur nombre a continuellement augmenté depuis le premier Traité de l'Antarctique conclu en 1959" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_exempte_d'arme_nucl%C3%A9aire). On les retrouve essentiellement dans lhémisphère austral, mais de nombreuses villes en Amérique du Nord et en Europe se sont déclarées ZEAN.<o:p></o:p>
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Selon la même source, le Traité de Tlatelolco, signé à México le 14 février 1967, a permis de créer une ZEAN en Amérique latine et dans les Caraïbes. Celui de Rarotonga qui fut signé à Rarotonga, dans les Îles Cook, le 6 août 1985, a permis de créer une ZEAN dans le Pacifique sud. Celui de Pelindaba signé en 1991 vise à faire du continent africain tout entier une ZEAN. Celui de Bangkok signé le 15 décembre 1995 vise à créer une ZEAN en Asie du Sud-Est. Il convient d'ajouter la Mongolie qui possède un statut particulier de ZEAN et l'ex-Allemagne de l'Est qui en étant réunie à l'Allemagne de l'Ouest est devenue par le fait même une ZEAN. Il existe aussi plusieurs propositions d'accords concernant le Moyen Orient, la Péninsule coréenne, l'Asie Centrale, l'Europe Centrale et l'Asie du Sud. Le développement de la zone africaine exempte d'armes nucléaires se heurte à une difficulté au Moyen-Orient : aucun pays arabe ne veut signer le Traité de Pelindaba tant qu'Israël, qui est un pays voisin du territoire concerné, ne renoncera pas à son programme de fabrication d'armes de destruction massive*+<o:p></o:p>
(carte 2).
Carte 2. Pays et territoires composants les zones exemptes d'armes nucléaires.
Carte des zones exemptes d'armes nucléaires
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Source:http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/non-proliferation-nucleaire-desarmement/carte-zean.shtml
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Pourquoi donc cet acharnement contre l'Iran qui affirme et confirme depuis longtemps que son programme ne vise que des applications civiles et pacifiques? Pourquoi ce sentiment virulent de méfiance vis-à-vis des Iraniens chez les Américains et dans les pays qui les supportent y compris le Canada? La philosophie même de l'Iran, un État islamiste, sa grande détermination à définir lui-même la trajectoire de son développement, sa puissance militaire croissante dans le contexte régional, son influence idéologique grandissante sont parmi les principales raisons invoquées pour devoir annihiler le programme de développement nucléaire iranien.<o:p></o:p>
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Comme on l'a déjà évoqué à plusieurs reprises, la menace nucléaire potentielle iranienne n'est qu'un prétexte pour envahir et occuper ce pays et assurer ainsi le contrôle des ressources de cette région, cette «uvre» devant permettre de compléter les opérations menées en Afghanistan et en Iraq. Les préparatifs à cette guerre vont bon train dans le Golfe Persique et la Méditerranée orientale. Des manuvres navales sont en cours avec la participation de plusieurs pays et, notamment, la France, lAllemagne, la Russie, la Turquie, la Chine, lIran et aussi le Canada (Chossudovsky, M., 2006).<o:p></o:p>
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En bref, le refus ou lhésitation des pays nucléarisés de renoncer à larme nucléaire de façon définitive semble en relation directe avec les interventions visant à empêcher dautres pays dy accéder. En outre, il est difficile denvisager un jour leur élimination complète, car le système de gouvernance onusien qui est mandaté pour accomplir ce travail est neutralisé dans les faits par les pays nucléarisés eux-mêmes. Il est pensable cependant quun pays doté darmements nucléaires puisse de façon unilatérale détruire son arsenal. Cet événement pourrait-il enclencher un véritable processus de désarmement? Il y a lieu den douter. <o:p></o:p>
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Lélimination des armements nucléaires est absolument nécessaire pour la survie de lhumanité. Ces armements sont une menace permanente qui risque de provoquer un conflit étendu aux conséquences tragiques pour la population mondiale. Depuis le début des années 1980 nous essayons deffacer de notre esprit les images dhorreur de lhiver nucléaire simulé. Nous supportons encore mal les souffrances horribles des hibakushas (victimes de la bombe atomique) et nous devons ainsi adhérer aux engagements de la Déclaration de Paix du 6 août 2005 de la conférence des Maires pour la Paix et poser ainsi un geste de solidarité pour lhumanité.