Que cherche les USA? prq la guerre sur l'irak puis le liban? C'est quoi exactement le problème entre israél et le monde arabe?
Le mensonge des attentats à lexplosif liquide
Les accusations formulées par les régimes britannique, états-unien et pakistanais, qui auraient découvert les préparatifs dun vaste attentat ourdi contre neuf compagnies aériennes des États-Unis, se « fondent » sur des « preuves » extrêmement contestables, qui seraient rejetées par tout tribunal digne de ce nom.
Le passage au crible analytique de lenquête, à son stade actuel, soulève un certain nombre de questions au sujet des allégations formulées par ces gouvernements, concernant la préparation dun attentat ourdi conjointement par vingt-quatre citoyens britanniques dorigine pakistanaise.
Les arrestations de ces vingt-quatre suspects ont été suivies par des recherches de preuves matérielles, comme le relate le Financial Times dans son édition du 12 août 2006 : « La police sest attelée à une tâche herculéenne, consistant à collecter des pièces à conviction du complot terroriste allégué révélé hier » 1. Autrement dit : les arrestations ainsi que les inculpations ont été effectuées en labsence absolue des preuves pourtant nécessaires : on a là, déjà, en loccurrence, une méthode opératoire tout à fait particulière, étant donné que les procédures normales dinvestigation commanderaient que lon narrête déventuels suspects quaprès avoir mené à bien « la tâche herculéenne consistant à collecter des pièces à conviction ». On a procédé à des arrestations avant même de disposer des pièces à conviction nécessaires : dès lors, sur quoi ces arrestations pourraient-elles bien être fondées en droit ?
Les recherches denregistrements et de transferts bancaires effectuées par le gouvernement nont pas permis de trouver une quelconque filière financière, en dépit du gel des comptes courants des personnes arrêtées. Lenquête policière a dailleurs révélé la modestie des épargnes concernées, ce qui na rien détonnant, sagissant de jeunes, ouvriers, étudiants ou employés, appartenant à des familles immigrées aux revenus très modestes.
Le gouvernement britannique, épaulé par Washington, affirmait que larrestation, par le gouvernement pakistanais, de deux Anglo-pakistanais avait fourni des « preuves irréfutables » qui auraient permis de découvrir le complot et didentifier les terroristes en puissance. Aucune instance judiciaire occidentale naccepterait le genre de preuve fourni par les services de renseignement pakistanais, lesquels sont tristement connus pour leur recours à la torture afin dextorquer des « aveux ». Les « preuves » fournies par la dictature pakistanaise sont fondées sur une rencontre supposée entre un parent de lun des « suspects » et un agent dAl Qaïda à la frontière afghane. Daprès la police pakistanaise, cet agent dAl Qaïda aurait remis à ce parent et « donc », à laccusé
linformation nécessaire à la fabrication de la bombe ainsi que des instructions. La transmission dinformations sur la confection dengins explosifs ne nécessite nullement de faire la moitié du tour du monde, et certainement encore moins pour se rendre au voisinage dune frontière assiégée militairement par des forces armées sous commandement américain, dun côté, et par larmée pakistanaise, de lautre. De plus, il est extrêmement douteux que des agents dAl Qaïda, dans les montagnes afghanes, aient la moindre idée quelque peu détaillée des procédures de sécurité spécifiques aux lignes aériennes britanniques, ni à leurs conditions de fonctionnement à Londres. À défaut de preuves tangibles, les services secrets pakistanais et leur homologue britannique ont appuyé sur absolument tous les boutons de la machine à propagande : rencontre clandestine avec Al Qaïda a, échanges dinformations sur la fabrication de bombes à la frontière pakistano-afghane, Britanniques dorigine pakistanaise ayant des amis islamistes, liens terroristes et familiaux en Grande-Bretagne
Les services américains ont allégué et Londres a répété que des sommes dargent auraient été transférées électroniquement depuis le Pakistan pour permettre aux comploteurs dacheter des billets davion. On ne trouva, en tout et pour tout, des billets davion que dans un seul des appartements perquisitionnés (la compagnie émettrice et la destination nont pas été révélées par la police). Aucun des autres suspects ne possédait de billet davion, et certains dentre eux navaient même pas de passeport ! Autrement dit, les initiatives préliminaires du soi-disant complot terroriste navaient jamais été prises par les suspects. Il ne saurait y avoir de complot terroriste visant à faire sauter des avions de ligne dès lors que les conspirateurs supposés nont ni suffisamment dargent pour voyager, ni de papiers didentité, ni de billet davion. De plus, avancer que les conspirateurs allégués étaient dépendants dinstructions provenant de manipulateurs lointains ignorant tout des conditions de base régnant sur le terrain des opérations nest, tout simplement, pas crédible.
Lhistoire des « bombes liquides »
Dès le début, les autorités britanniques et états-uniennes affirmèrent que lengin explosif était « une bombe liquide », bien quaucune bombe pas plus solide que liquide, dailleurs nait été retrouvée dans les lieux inspectés ni sur la personne daucun des suspects. Pas plus que na été prouvée la capacité de lun quelconque des suspects à fabriquer, déplacer ou faire exploser la soi-disant « bombe liquide » - laquelle, si elle avait existé aurait été composée dun mélange extrêmement instable et impossible à manipuler pour des personnes non-expertes 2. Aucune preuve na été présentée quant à la nature de la bombe liquide en question, ni quant à un quelconque échange, soit oral, soit écrit, concernant ladite bombe liquide, qui mettrait en cause lun quelconque des suspects. Aucune bouteille, aucun liquide ni aucune formule chimique nont été retrouvés chez aucun des suspects. De même, aucun des ingrédients indispensables à la confection dune « bombe liquide » na été découvert. Il ny a pas non plus le début dune quelconque preuve de la provenance supposée du liquide explosif (la source), ni quant à la question de savoir si ce liquide a été acheté localement, ou ailleurs quen Grande-Bretagne.
Même après que lhistoire de la bombe liquide ait sombré dans le ridicule et dans un quasi oubli, le vice-assistant procureur général britannique Peter Clark a affirmé que « léquipement nécessaire à la fabrication dune bombe, dont des produits chimiques et des composants électroniques,ont été retrouvés » 3.
Là encore, aucune indication sur les lieux où auraient été trouvés les soi-disant « composants électroniques » et « produits chimiques ». On ne sait pas dans les domiciles ou dans les bureaux desquels des suspects ils ont été soi-disant retrouvés, ni même sils pouvaient avoir une raison plausible de se trouver là où ils étaient, et qui nait rien à voir avec la confection de bombes. Ces soi-disant éléments indispensables à la fabrication de bombes étaient-ils détenus par une seule personne ou par un groupe de personnes ? Là encore, on nen sait rien. Dans le deuxième cas, sagissait-il de gens connus pour leur appartenance à un complot en vue dun attentat à la bombe ? De plus, il est intéressant de se pencher sur la date à laquelle les autorités ont laissé tomber la piste des bombes liquides pour ne plus parler que de lidentification de détonateurs électroniques obsolètes. Et pour quelle raison ! Existe-t-il la moindre preuve documents ou conversations enregistrées associant ces détonateurs électroniques et ces produits chimiques au complot bien déterminé faisant lobjet de lenquête, lequel est censé avoir eu pour objectif de « faire sauter neuf avions de ligne des États-Unis » ?
Loin de fournir des faits pertinents élucidant les questions fondamentales sur les noms, les dates, les armes et les dates de voyage, le commissaire Clark fournit à la presse une sorte de liste des commissions comportant des objets que lon pourrait trouver dans des millions de domiciles. Il révèle par ailleurs le nombre très important dimmeubles perquisitionnés jusquà ce jour (soixante-neuf). Si le porte-à-porte en montant les escaliers permet dobtenir une promotion, alors Clark devrait décrocher le pompon et être élevé au rang de chevalier. Daprès lui, la police aurait découvert plus de 400 ordinateurs, 200 téléphones mobiles, 8 000 accessoires liés aux médias électroniques (des accessoires aussi inquiétants que des cartes mémoires additionnelles Blue Tooth, des CD et des DVD), la police a extrait 6 000 gigabytes de données des computers saisis (soit 150 gigabytes par ordinateur
), ainsi que quelques enregistrements vidéo. On présume, en labsence de la moindre donnée qualitative démontrant que les suspects préparaient réellement des bombes en vue de détruire des avions de ligne états-uniens, que le commissaire Clark est en train de solliciter les applaudissements du public pour la performance de ses collaborateurs, aptes à chouraver et à déménager de léquipement électronique dun site à un autre, et ce dans soixante-neuf immeubles différents ! Ce serait en effet là un exploit digne dêtre mentionné, si nous avions affaire à une entreprise de déménagements
et non à lenquête dune police dotée de pouvoirs étendus au sujet dun événement aux supposées « conséquences catastrophiques incalculables ».
Certains des suspects ont été arrêtés parce quils sétaient rendus au Pakistan au début des vacances scolaires. Les autorités tant britanniques quétats-uniennes ont simplement oublié de rappeler que des dizaines de milliers de Pakistanais expatriés rentrent dans leur pays pour rendre visite à leur famille, en particulier à cette période de lannée !
Les experts boursiers nont jamais pris le complot à la bombe liquide au sérieux, pas plus à Wall Street quà la City de Londres. Le marché na pas bronché un seul instant : il na pas piqué du nez; il ne sest pas effondré; il ny a eu nulle panique
Le complot annoncé visant à faire sauter des avions de ligne a été ignoré par tous les grands acteurs sur les marchés financiers américains et londoniens. De fait, les prix du pétrole ont même légèrement baissé ! Contrairement aux attentats du 11 septembre 2001 et à ceux de Madrid et de Londres (auxquels le complot en question est très souvent comparé), les « décideurs » des marchés boursiers nont pas été impressionnés par les allégations de « catastrophe majeure » formulées par les gouvernements. Ni George Bush ni Tony Blair pourtant tenus informés et briefés au sujet du « complot aux bombes liquides » depuis plusieurs jours nont jugé bon décourter ne fût-ce que dune seule journée leurs vacances, afin de soccuper sérieusement de la catastrophe annoncée
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Les « messages de martyrs »
De plus, chacune des affirmations péremptoires et des éléments de « preuve » mis en avant par la police et les responsables sécuritaires de Blair et de Bush lève un lièvre : certains des suspects allégués sont relâchés, et de nouvelles « preuves » tout aussi bidon sont présentées, au compte-goutte, afin dentretenir un suspense à vous couper le souffle : deux enregistrements de « messages de martyrs » ont été retrouvés dans lordinateur dun des suspects, ce qui, nous a-t-on dit, laissait présager dune attaque terroriste déjà planifiée. Léquipe de Clark affirma avec un énorme aplomb avoir trouvé un et même plusieurs, tant quà faire de ces enregistrements, en oubliant de préciser que ces vidéos navaient pas été effectuées par les suspects, mais seulement visionnées par eux.
Beaucoup de gens, dans le monde entier, rendent hommage à des martyrs sétant sacrifiés à tout un tas de causes politiques. Le Premier ministre japonais, Koizumi, se rend chaque année en visite dans un mausolée dédié aux morts de la Seconde Guerre mondiale dont des pilotes-suicides, les kamikazes , défiant les protestations des Coréens et des Japonais. Des millions de citoyens et dhommes politiques américains rendent hommage aux héros de la guerre au cimetière national dArlington, chaque année, certain de ces soldats sétant sacrifiés afin de défendre leurs camarades, leur drapeau et la justice de leur cause. Que des Asiatiques, musulmans ou non-musulmans, décident de collectionner des vidéos concernant les martyrs tombés en combattant contre loccupation ou contre Israël ne devrait surprendre personne. Dans aucun des cas cités, dans lesquels des gens honorent leurs martyrs, on nassiste à des tentatives de la police visant à établir un lien entre les participants recueillis et de futurs complots à base dattentats suicides. Dans aucun cas, sauf bien sûr dans le dernier cité, celui où il sagit de musulmans ! La célébration de héros tombés au combat est un phénomène qui relève de la normalité de tous les jours il ne sagit certainement pas dune preuve que ceux qui y participent, fussent-ils quelque peu exaltés, soient engagés en quoi que ce soit dans une quelconque activité criminelle
Un « message de martyr », ce nest ni un complot, ni une conspiration ni une action, cest simplement une expression de la liberté dexpression on pourrait même ajouter, « à usage interne » (entre le locuteur et son ordinateur), qui peut, ou non, devenir dans le futur un discours public. Devons-nous faire du soliloque privé une menée terroriste ?
La durée légale de détention des suspects, en labsence de qualification des charges retenues à leur encontre, étant arrivée à expiration, les autorités britanniques ont relâché deux suspects et mis en examen onze autres, tandis que onze autres continuent à être retenus sans inculpation, sans doute parce quil nexiste aucune base permettant de mener plus avant la procédure. Tandis que le nombre des conspirateurs seffiloche, en Angleterre, Clark et Cie ont détourné lattention vers un complot dampleur mondiale, avec des ramifications en Espagne, en Italie, au Moyen-Orient et ailleurs
Apparemment, la « logique », en cela, cest quune plus grande étendue du réseau serait censée en compenser les énormes trous
Dans le cas despèce, sur les onze qui ont été renvoyés devant un tribunal, seuls huit ont été accusés de conspiration en vue de la perpétration dun attentat terroriste; les trois autres sont accusés de ne pas avoir « révélé les informations quils détenaient » (disons plutôt davoir été des mouchards, qui nauraient pas révélé
quoi, au juste ?) et d« avoir en leur possession des objets pouvant servir à des personnes préparant un attentat terroriste. » 5. Dès lors quaucune bombe na été retrouvée et quaucun plan daction na été révélé, nous devons nous contenter dune vague accusation de « conspiration », ce qui peut signifier y compris une discussion privée hostile, visant des citoyens états-uniens ou britanniques, entre plusieurs individus susceptibles dêtre dotés dune capacité de réflexion !
La raison pour laquelle il semble quon ait affaire à des idées, et non à des actions, tient au fait que la police na été en mesure de ne trouver ni une quelconque arme, ni une quelconque procédure opératoire permettant de pénétrer de force dans le lieu supposé de lattaque (tels que des billets permettant daccéder à des avions, des passeports, etc.). Comment peut-on accuser des suspects de ne pas avoir révélé des informations, dès lors que la police elle-même ne dispose daucune information quant à un complot, totalement nébuleux, visant à faire sauter des bombes ? Le fait que la police continue, aujourdhui, à édulcorer ses soupçons à lencontre de trois comploteurs supplémentaires donne une indication de la base très chancelante des arrestations auxquelles elle a procédé et de ses déclarations publiques. Accuser un jeune de dix-sept ans de « détenir des objets indispensables à la préparation dun attentat terroriste », cest tellement abusif que cela en devient risible. Cet objet navait-il pas dautres utilisations possibles, tant pour le jeune lui-même que pour sa famille (comme un ouvre-boîte, par exemple) ? « Détenait »-il des documents écrits susceptibles de lui livrer une information suspecte, ou simplement parce quils pouvaient être fascinants pour quelquun de son âge ? Dès lors quil possédait ces documents, cest quil ne les avait transmis à nulle autre personne susceptible de confectionner des bombes. Avait-il connaissance de projets spécifiques visant à fabriquer des bombes, connaissait-il un artificier quelconque ? Les charges retenues pourraient impliquer quiconque détient, et lit, un bon roman despionnage ou de science-fiction, dans lequel est évoquée la fabrication dexplosifs. Les onze ont décidé de plaider non-coupable; le procès aura lieu. Le gouvernement et les médias ont dores et déjà condamné les accusés, dans les médias tant électroniques que sur papier. La panique a été semée. La peur et la colère hystérique sont bien présentes dans les interminables queues de passagers, dans les aéroports et les gares
On expulse de certains avions de paisibles Asiatiques en train de prier; on détourne parfois des vols et on évacue même des aéroports
Les conséquences économiques de lopération de propagande
Le bobard du complot aux bombes liquides a dores et déjà provoqué des pertes énormes (qui se comptent en centaines de millions de dollars) aux compagnies aériennes, aux hommes daffaires, aux compagnies pétrolières, aux commerces hors taxes (duty free), aux agences de voyage, aux lieux de villégiatures et à lhôtellerie, sans parler des inconvénients et des problèmes de santé subis par des millions de passagers coincés dans les aéroports et en proie à une angoisse bien compréhensible. Les restrictions imposées aux voyageurs munis dordinateurs portables, de sacs de voyage, de certains nécessaires de toilette, de certains aliments et médicaments liquides viennent se surajouter aux « coûts » inhérents aux voyages eux-mêmes.
Il est donc évident que la décision de mijoter ce complot aux bombes bidon na pas été motivée par lintérêt économique, mais par des raisons de pure politique intérieure. Le gouvernement Blair, déjà extrêmement impopulaire à cause de son soutien aux guerres de Bush en Irak et en Afghanistan, était soumis à des tirs à boulets rouges en raison de son soutien inconditionnel à lagression israélienne contre le Liban, et de son refus obstiné à en appeler à un cessez-le-feu immédiat, ainsi que de son soutien indéfectible à la servilité de Bush vis-à-vis des lobbies sionistes états-uniens. Au sein même du parti travailliste, près dune centaine de permanents sexprimaient ouvertement contre sa politique, tandis quy compris certaines ministres nommés récemment, comme Prescott, déclaraient que la politique étrangère du Big Boss Bush sentait la basse-cour. Bush nétait pas encore rejeté par ses collègues au même point que Blair, mais son impopularité menaçait dentraîner la défaite de son parti républicain au Congrès.
Daprès de très hauts responsables de la sécurité en Angleterre, Bush et Blair étaient « au courant » de lenquête sur un possible complot « à la bombe liquide ». Nous savons que Blair a donné le feu vert aux arrestations, alors même que les autorités lui avaient dit quelles manquaient de preuves et que ces arrestations étaient prématurées. Certains rapports émanant de lintérieur de la police britannique affirment que cest ladministration Bush qui a poussé Blair à faire procéder à des arrestations précoces et à annoncer la découverte du complot « aux explosifs liquides ». Après quoi, des responsables de la sécurité ont lancé une campagne massive et tous azimuts de « propagande au terrorisme », afin de capturer lattention et le soutien du public, avec la collaboration totale des médias. Un temps, la campagne médiatico-sécuritaire a rempli sa mission : la popularité de Bush est quelque peu remontée, Blair a échappé à une motion de censure, et tous les deux ont pu poursuivre, tranquilles comme Baptiste, leurs vacances pépères
Le complot politique à lattentat correspond à un pattern déjà éprouvé consistant à sacrifier certains intérêts économiques capitalistes afin de servir des objectifs de politique intérieure et certaines prises de position idéologiques. Les échecs en politique étrangère conduisent à des crimes politiques intérieurs, exactement de la même manière que des crises en matière de politique intérieure finissent parfois par se traduire en expansion militaire agressive.
Les rafles criminelles organisées par les responsables britanniques de la sécurité et dont ont été victimes de jeunes citoyens britanniques musulmans originaires de lAsie du Sud avaient été spécifiquement conçues afin docculter léchec de linvasion anglo-américaine de lIrak ainsi que le soutien anglo-américain à linvasion destructrice même si elle a été « couronnée déchec » du Liban par Israël. Le complot blairien des « kamikazes aux explosifs liquides » a sacrifié de multiples intérêts capitalistes à seule fin de conserver des fauteuils politiques menacés et déviter une sortie du pouvoir prématurée, qui aurait singulièrement manqué de décorum. Ce sont les citoyens et les entreprises britanniques qui paieront la note de ce pitoyable militarisme.
De manière similaire, Bush, ses sio-néocons et autres militaristes ont exploité les événements du 11 septembre 2001 afin de déployer une stratégie militariste prenant la forme de différents conflits en Asie du Sud-Ouest et au Moyen-Orient. Avec le temps et les recherches scientifiques effectuées, la version officielle des événements du 11 septembre est désormais sérieusement mise en cause tant en ce qui concerne leffondrement dun des gratte-ciel de New York que lorigine des explosions dans le bâtiment du Pentagone, à Washington. Les événements du 11 septembre 6 ainsi que les guerres en Afghanistan et en Irak ont entraîné le sacrifice dintérêts économiques états-uniens dune importance majeure : pertes en vies humaines et économiques à New York, pertes enregistrées par le tourisme, les compagnies aériennes, destruction physiques massives; pertes en termes daugmentation très importante des prix du pétrole et en termes dinstabilité, augmentant les coûts supportés par les consommateurs et les industries, principalement aux États-Unis, en Europe et en Asie
De la même manière, linvasion israélienne de la bande de Gaza et du Liban, soutenue par les États-Unis et la Grande-Bretagne, a été extrêmement coûteuse sur le plan économique, en raison des biens détruits, des marchés et des investissements suspendus ou ajournés, tout en suscitant une montée de lopposition des masses aux menées impérialistes.
Autrement dit : les politiques militaristes, en tous points similaires, des États-Unis, de la Grande-Bretagne et dIsraël sont mises en uvre au détriment de secteurs stratégiques entiers de léconomie civile. Les pertes enregistrées par des secteurs économiques clés requièrent de militaristes qui sont essentiellement des civils quils recourent à des crimes politiques intérieurs inventés de toutes pièces (faux complots visant soi-disant à préparer des attentats, et procès de gens raflés au hasard) afin de détourner lattention du public de leurs politiques coûteuses et désastreuses et de renforcer leur contrôle politique sur la population. Dans ces deux champs daction, les militaristes civils et les sio-néocons sont en train de perdre du terrain : le complot des « explosifs liquides » est en train de tourner au vaudeville; Israël doit se livrer à lintrospection; les sio-néocons ne prêchent plus quà leurs convertis convaincus. Quant aux États-Unis, ils demeurent ce quils ont toujours été, depuis leur fondation : un pays où des militaristes civils démocrates passent leur temps à capitaliser sur les échecs de leurs collègues militaristes civils républicains aux manettes
Note:
1 Financial Times, 12 août 2006.
2 Au sujet du ridicule de lhistoire des « bombes liquides », lire larticle du romancier états-unien Thomas C. Greene, Fabriquez vous-mêmes votre bombe au TATP, publié dans Voltaire du 21 août 2006.
3 BBC News, 21 août 2006.
4 Voir Lalerte terroriste inquiète les Britanniques, sauf Tony Blair
, Voltaire, 14 août 2006.
5 BBC News, 21 août 2006.
6 Note du traducteur : lauteur utilise le terme d« événements », et non d« attentats ».
source originale: http://www.dissidentvoice.org/Aug06/Petras25.htm