Que cherche les USA? prq la guerre sur l'irak puis le liban? C'est quoi exactement le problème entre israél et le monde arabe?
Société israélienne : un consensus nationaliste

Enfants israéliens écrivant des messages sur les bombes destinées au Liban
source: AFP
La récente agression israélienne au Liban a fait lobjet dun consensus quasi-général en Israël. Ni le spectacle des destructions, des morts de civils, des centaines de milliers de réfugiés sur les routes, ni même la perte de ses propres soldats et la riposte contre ses villes frontalières et Haïfa ne lont fait vaciller. La majorité des intellectuels, en particulier « de gauche », ont soutenu la guerre pendant au moins trois semaines. Et ce qui, finalement, a bouleversé la majorité de la société israélienne, cest de navoir pas « gagné la guerre ». Aujourdhui en Israël, le débat ne porte pas sur la légitimité du lancement de loffensive, ni sur la légalité des moyens utilisés ou sur les énormes dommages causés, mais sur les défaillances des services de renseignement et sur la mauvaise conduite de la guerre. Pourquoi ce consensus ? Il y a plusieurs niveaux dexplication, les unes relevant de la réaction immédiate, dautres renvoyant à lhistoire ancienne et plus récente.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>
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Le 25 juin 2005, un soldat israélien en uniforme est capturé dans un camp militaire à Gaza. Israël en profite aussitôt pour se déchaîner sans réelle réaction de la communauté internationale. Cétait la grande répétition avant le Liban. Le 12 juillet, une action militaire du Hezbollah se solde par plusieurs morts militaires et lenlèvement de deux soldats à la frontière libanaise côté israélien. La réaction est immédiate et si massive quil est impensable quelle nait pas été préparée longtemps à lavance.<o:p></o:p>
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Car bien sûr, tout ne commence pas à Gaza le 25 juin et au Liban le 12 juillet. Ces agressions font partie de la longue chaîne dévénements qui voudraient aboutir à limpossibilité de létablissement dun Etat palestinien souverain sur les frontières davant la guerre de 1967 et, au-delà, au remodelage du Moyen-Orient et à sa vassalisation à la puissance américaine. Dès le début néanmoins, il y a eu des Israéliens qui se sont élevés contre lattaque du Liban. Ils ont manifesté presque tous les jours devant les bureaux du Premier ministre et du ministre de la Défense. Mais, peu visibles car occultés par la presse, ils étaient bien peu nombreux : au début quelques centaines ; petit à petit leur nombre est passé à un millier, puis à plusieurs milliers. Ce nombre reste très faible si on le compare aux mobilisations quavait provoquées en 1982 linvasion israélienne du Liban après les massacres de réfugiés palestiniens dans les camps de Sabra et de Chatila. Comment expliquer un tel consensus ?<o:p></o:p>
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De la peur existentielle à la « guerre juste »<o:p></o:p>
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En premier lieu, la peur. Tant le succès de laction armée qui a déclenché la riposte israélienne que la résistance inébranlable dun petit groupe de guérilla et le fait que des missiles peu sophistiqués aient pu atteindre des villes à lintérieur dIsraël ont sapé la confiance que les Israéliens avaient dans leurs capacités militaires et dans leffet de dissuasion de leur puissante armée. « Habitués à lusage unilatéral de la violence, les citoyens de lEtat dIsraël sont, ces jours-ci, totalement désorientés et, comme dhabitude, ont un fort sentiment dêtre des victimes, victimes de la haine en tant que Juifs », écrit Michel Warschawsky [1]. Jusquà quelle distance ces missiles peuvent-ils frapper Tel-Aviv ? LIsraélien moyen sest senti en danger, ce qui a renforcé son réflexe nationaliste, « tribal ». Il a senti plus ou moins confusément que la mort était au coin de la rue et pouvait frapper en tout lieu. Ce sentiment a renforcé la paranoïa nationale et sest traduit dune part par un soutien plus fort à la guerre, y compris de la mouvance « de gauche », et dautre part à un glissement vers la droite plus extrême incarnée par Benyamin Netanyahou. De ce point de vue, les roquettes du Hezbollah ont encore avivé ces réflexes instinctifs qui mènent à soutenir lunité nationale et à légitimer, aux yeux dune opinion publique persuadée que lAutre veut le détruire, le terrorisme militaire de lEtat israélien et son action destructrice. Dautant plus que les adversaires sont présentés comme nétant que les islamistes, dont limage est diabolisée et terrorisante. Donc une peur profonde, intériorisée, existentielle. Un sentiment davoir été attaqués sans raison. Dans ce contexte, les incursions israéliennes quotidiennes, terrestres, maritimes, aériennes, dans lespace libanais qui nont jamais cessé même après le retrait israélien de 2000, de même que lenlèvement et lassassinat de ressortissants libanais en territoire libanais les mois précédents sont passés sous silence. Les Israéliens ont le droit de « se défendre » par tous les moyens...<o:p></o:p>
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Quelles quen soient les raisons, se sentant attaqués au sud par des éléments du Hamas, au nord par le Hezbollah, des groupes islamistes, qualifiés de terroristes alors même quils visent des cibles militaires et quils respectent de longues périodes de trêve en demandant lapplication du droit international, les Israéliens ont le sentiment quils ont le devoir de participer à la « guerre contre le terrorisme » de leur ami et allié américain, leurs dirigeants sen présentant comme les fers de lance. Quen attaquant sans pitié les peuples dont ces combattants sont issus, ils sont dans une « guerre juste », le bras armé dune croisade du bien contre le mal. Quand on diabolise lennemi, celui-ci nest plus considéré comme humain. Le droit et la compassion ne sont alors plus de mise.<o:p></o:p>
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Ce sentiment de légitimité de la violence utilisée a été conforté par lattitude de la communauté internationale [2]. Le refus de celle-ci de condamner lagression israélienne sinscrit, en adoptant les concepts lancés par Israël [3], dans la relecture du sens du conflit : les causalités sont inversées et les agresseurs deviennent les agressés, ce qui aboutit à sanctionner les occupés. Cela contribue à nourrir le double sentiment israélien dimpunité et de légitimité.<o:p></o:p>
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Tout cela nexplique pas le consensus devant le spectacle de lhorreur infligée, ni le manque de réflexion quil traduit sur lisolement tragique dIsraël dans la région que ce déchaînement de violence va immanquablement entraîner. Mais quelle information reçoivent les Israéliens ?<o:p></o:p>
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Le rôle des médias dans la formation du consensus<o:p></o:p>
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Quelques journalistes courageux ont essayé de faire entendre leur voix. Leurs articles ont parfois été publiés dans les pages « opinions » de journaux comme Haaretz, mais ils ont été noyés dans lécrasante machine de propagande de larmée. Celle-ci a envahi les grands médias audiovisuels et même la presse écrite. Les généraux, en uniforme ou non, sy succédaient du matin au soir, pour commenter, expliquer et justifier en donnant des communiqués de victoire et en minimisant les échecs et les pertes israéliennes. Tous les médias (sauf certains sites internet comme celui de Gush Shalom) ont totalement occulté les nouvelles sur les manifestations contre la guerre. Il est souvent trop facile daccuser les médias quand lopinion senflamme. Mais en loccurrence il est intéressant de lire sur ce sujet Uri Avnery, journaliste professionnel passionné qui, depuis le début de la guerre, a publié sur le site internet de son organisation, Gush Shalom, une chronique bi-hebdomadaire rendant compte de la situation en Israël et plus particulièrement de létat de lopinion [4]. Il a expliqué, dans son article du 2 septembre, ce phénomène de mise au pas des médias derrière le gouvernement et larmée (voir à la fin de larticle).<o:p></o:p>
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La faillite des intellectuels du « camp de la paix » ?<o:p></o:p>
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Dans de telles périodes, les intellectuels jouent généralement le rôle de réveilleurs de conscience. Dintellectuels, en particulier « de gauche », Israël nen manque pas. Malheureusement, la majorité dentre eux ont soutenu la guerre avec enthousiasme. Dès le début et presque jusquà la fin, nombre décrivains internationalement connus comme Amos Oz, A.B. Yehoshua et même David Grossman ou Yoram Kaniuk ont justifié la guerre et ont écrit des communiqués de soutien. Amos Oz a écrit un article en sa faveur qui a été diffusé dans de grands journaux étrangers. Uri Avnery a analysé ces faits dans son article du 6 septembre. Il commente : « Je ne pense pas que la guerre aurait atteint des proportions aussi monstrueuses sans le soutien massif des gens de gauche-mais [5] qui a rendu possible la formation dun consensus général, sans entendre la protestation du camp de la paix cohérent. Ce consensus a emporté le parti Meretz, dont le gourou est Amos Oz, et La Paix Maintenant. (...) »<o:p></o:p>
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Pourquoi cet unisson ? Ces personnes se réclamant de la gauche étaient-elles gênées de critiquer un gouvernement dans lequel un dirigeant travailliste, Amir Peretz, jouait un rôle majeur ? Largument aurait expliqué au plus le silence mais pas un soutien aussi actif. Et, quoiquil en soit, devant des enjeux aussi importants, cette explication politicienne naurait pas suffi.<o:p></o:p>
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Les raisons de fond du consensus israélien<o:p></o:p>
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A cette question Tamar Pelleg, Israélienne dorigine polonaise rescapée du nazisme, avocate de prisonniers palestiniens, nous a répondu : « Cette partie, large, du « camp de la paix » appartient à la majorité sioniste dIsraël. Globalement elle soutient aussi lactuelle politique mondiale américaine et ses initiatives. En termes israéliens, elle est préoccupée par le problème démographique cest-à-dire quelle a peur davoir trop de Palestiniens en Israël et dans les territoires occupés. Cette obsession est à la base de ses idées politiques et de ses actions. »<o:p></o:p>
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Cette réponse rattache les raisons du consensus israélien pour la guerre à toute lhistoire du conflit israélo palestinien. Elle rejoint en cela Uri Avnery quand, dans sa chronique du 6 septembre, il revient sur le rôle de la « gauche » israélienne : « (...) Depuis le début du mouvement travailliste juif dans le pays, la gauche a souffert dune contradiction interne : elle était à la fois socialiste et nationaliste. De ces deux composantes, le nationalisme était de loin la plus importante. » et, après avoir donné des exemples sur lorganisation syndicale israélienne, la Histadrout, et sur lidéologie des kibboutz, il conclut : « Dans toutes les vraies épreuves, cette contradiction interne de la gauche sioniste (comme ils aiment sappeler eux-mêmes) devient évidente. Cest la racine de la double personnalité des de gauche-mais. Quand les canons grondent et que les drapeaux sont hissés, les « de gauche-mais » se mettent au garde-à-vous et saluent. »<o:p></o:p>
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On peut distinguer trois niveaux dexplication. Le premier en référence à lesprit des fondateurs de lEtat dIsraël : « LEtat dIsraël, quand il a été établi,a choisi de se présenter en Asie occidentale comme des conquérants européens qui se considèrent comme une tête de pont de la race blanche et un maître des autochtones ».(...). Ce nétait pas inévitable (...). Mais, après chaque énorme pas en avant (des Palestiniens et des Arabes), il y a eu un pas en arrière israélien. (...) » [6] Le deuxième niveau dexplication sinscrit dans le contexte de la politique américaine actuelle de guerre des civilisations. Tout se passe comme si la société israélienne, dans sa majorité juive, avait intériorisé toute la rhétorique de la droite américaine de la croisade contre le terrorisme (islamique) et elle consolide aujourdhui son statut délément étranger à la région. [7] Enfin un troisième niveau dexplication relève de la spécificité du conflit israélopalestinien : lintégration par la société israélienne des arguments donnés par les dirigeants israéliens pour expliquer léchec de Camp David et pour enraciner lidée que les négociations avec les Palestiniens sont impossibles faute d i n t e r l o c u t e u r s puisquils refuseraient même le principe de la paix.<o:p></o:p>
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La société israélienne na pas entendu lavertissement du regretté professeur Yechayahou Leibovitz qui avait prévu ce qui allait arriver à Israël si celui-ci ne rendait pas les territoires occupés à lissue de la guerre. Dès 1967 : loccupation « transformera le peuple israélien en un peuple de policiers et de barbouzes. » En 1973 : « Sil ny a pas de chances de paix, il ny a pas non plus de sécurité possible. Sil ny a pas de frontières sur lesquelles on sentende, il ny a pas de frontières sûres. Lidée que des lignes fortifiées, prônées par les raisonnements de la géographie militaire, garantissent la sécurité, est réfutée par lHistoire. (...) La possession de territoires (occupés) ou de lignes ne garantit en rien la sécurité ». Plus tard, parlant du Hezbollah à propos de linvasion du Liban du début des années 80 quil qualifie de « folie criminelle » : « Le phénomène Hezbollah lui-même est le produit du fait que le peuple palestinien vit sous notre domination et que nous occupons une partie du territoire libanais. » Et à propos de léchec dune solution du conflit avec les Palestiniens : « Cest de notre faute. Nous nous obstinons à vouloir dominer le peuple palestinien. » [8]<o:p></o:p>
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Aujourdhui un vif débat traverse Israël que Sylvain Cypel résume ainsi [9] : « Deux tendances se dégagent des vigoureux débats qui sengagent. La première vise à remédier aux principales incuries logistiques. Si Israël na pas gagné, cest quil était mal préparé et sy est mal pris. La seconde remet en cause la logique même de la force comme réponse spontanée à toute situation conflictuelle avec ses voisins. Selon que lon adopte lune ou lautre des deux attitudes, les leçons à tirer sont diamétralement opposées. » Les premiers sont, souligne lauteur, très majoritaires. La société israélienne, en faisant le choix de la force, se met elle-même en danger. Elle crée les conditions dune violence accrue contre elle et en son sein. La société internationale peut laider à ouvrir les yeux en obligeant, y compris par des sanctions, son gouvernement à choisir la voie du droit à la place de celle de la force. Pour cela les forces qui sopposent à la logique du conflit des civilisations doivent arriver à faire de cette région, non le centre de gravité de ce prétendu « conflit » mais celui, pour lequel elle est particulièrement bien placée, du dialogue des civilisations.
source: AFPS
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(extraits)<o:p></o:p>
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« Quand la guerre a éclaté, les gens des médias se sont mis en rang et ont marché au pas comme un bataillon de propagandistes. Tous les médias, sans exception, sont devenus des outils de leffort de guerre, encensant Olmert, Peretz et Halutz, senthousiasmant à la vue de la destruction du Liban et chantant les louanges de la ténacité de la population civile du nord dIsraël. Les gens étaient soumis à un déluge incessant de communiqués victorieux, sans discontinuer du matin tôt au soir tard. Le gouvernement et les porte-parole de larmée, en liaison avec lentourage dOlmert, décidaient ce quil fallait publier et quand, et, plus important, ce quil fallait supprimer. Cela sest traduit dans des euphémismes et des manipulations de langage. Au lieu des mots appropriés on employait des expressions trompeuses : quand de violentes batailles faisaient rage au Liban, les médias parlaient déchanges de tirs. Le trouillard Hassan Nasrallah se cachait dans son bunker, alors que notre courageux chef détat-major dirigeait les opérations de son poste de commandement souterrain (appelé le trou). Les terroristes peureux du Hezbollah se cachaient derrière les femmes et les enfants et opéraient depuis lintérieur des villages, contrairement à notre ministère de la Défense et à notre quartier général qui se trouvent au coeur de la zone la plus densément peuplée dIsraël. Nos soldats nont pas été capturés dans une action militaire, mais enlevés comme des victimes de gangsters, alors que notre armée arrête les dirigeants du Hamas. Le Hezbollah, cest bien connu, est financé par lIran et la Syrie, au contraire dIsraël qui reçoit un soutien généreux de notre grand ami et allié, les Etats-Unis. (...) »<o:p></o:p>
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NOTES
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[1] Michel Warschawski, « La guerre préventive permanente dIsraël et les limites de lunilatéralisme », 20 juillet 2006, http://www.afps.org <o:p></o:p>
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[2] cf. article dans ce même numéro page 38.<o:p></o:p>
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[3] Témoins sa réaction à lannonce du plan de désengagement unilatéral de Gaza, sa qualification du parti Kadima de parti modéré, son acceptation de lEtat dIsraël dans le groupe des pays occidentaux à lONU.<o:p></o:p>
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[4] Lensemble des chroniques dUri Avnery se trouve sur le site internet de lAFPS : http://www.france-palestine.org/mot9.html Le lecteur nous pardonnera de construire cet article à partir essentiellement de ces chroniques. Mais cest lauteur parmi les rares ayant pris immédiatement et le plus nettement position contre la guerre, qui a le plus observé lévolution de lopinion israélienne pendant cette période et qui la analysée avec ses presque 70 ans de participation à la vie politique sur place.<o:p></o:p>
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[5] Faisant référence au début de son article : « Durant la récente guerre, jai souvent entendu des phrases commençant par : Je suis de gauche, mais.... Ces mots étaient invariablement suivis de propos de droite. »<o:p></o:p>
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[6] Uri Avneri « Le rottweiler de lAmérique », 26 août 2006.<o:p></o:p>
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[7] Meron Benvenisti, « Le retournement nest pas loin », juillet 2006, www.france-palestine.org <o:p></o:p>
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[8] Joseph Algazy, La Mauvaise conscience dIsraël, entretiens avec Yechayahou Leibovitz, Le Monde éditions, 1994.<o:p></o:p>
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[9] Sylvain Cypel, « Limpuissance de la puissance », Le Monde, 20-21 août 2006.